Interview

William Réjault – Janvier 2020

Il y a peu, je vous donnais mon avis sur le livre « C’est l’histoire d’un zèbre » de William Réjault publié aux éditions Leduc. Suite à cela, j’ai eu la chance de pouvoir poser quelques questions à cet auteur aux multiples casquettes. Je pense que ses réponses reflètent bien sa personnalité franche et sincère et s’alignent parfaitement avec le ton du livre. Je tiens encore à vous remercier M. Réjault pour avoir accepter de participer à ma première interview et merci à vous qui prenez le temps de lire ces quelques lignes ! N.B: Vous avez la possibilité de visualiser ma présentation « dynamique » en la téléchargeant ci-dessous ;).

  • En quelques mots, pourquoi devrions-nous lire votre nouveau livre ? En quoi est-il différent des autres livres traitant du même sujet ?

« Je n’ai pas lu énormément de livres sur le sujet, peut-être les plus connus, mais j’avais envie d’être le plus sincère possible dans le mien et de couvrir tous les domaines (pro / perso / amour / voyages / etc…) en essayant d’apporter des réponses aux problèmes que j’avais rencontré, sans tabous. C’est mon 8ème livre et le premier dans lequel j’aborde cette thématique. »

  • En tant que zèbre, quel est la chose où, avec du recul, vous vous dites « cette fois-là j’ai peut-être été un peu trop loin dans le perfectionnisme » ?

« Mon ex vous dirait sûrement « déranger un maximum de choses rangées en un minimum de temps » 🙂 Je suis très doué pour m’étaler. Je ne suis perfectionniste que lorsque j’écris. Trop loin, probablement les fois où je détruis des textes qui m’ont pris des jours à écrire car je les trouvais pas assez bons. »

  • Le film qui vous a fait verser le plus de larmes ? Et pourquoi ?

« Love actually ! Je l’ai vu mille fois. Parce que, comme le disait Johnny, « mon pays, c’est l’amour » ! Ce film est une ode à l’amour, naissant, finissant, impossible ou magique. Je n’ai jamais retrouvé une telle puissance et une telle simplicité dans un autre film, depuis. Et quelle musique…Et Alan Rickman…Et Emma Thompson…Tout est parfait. J’aime ce côté fleur bleu totalement assumé. Je suis un grand romantique et je m’y retrouve tellement . »

  • Si vous pouviez vous réincarner en animal, lequel choisiriez-vous et pour quelle(s) raison(s) ?

« Un chat, pour n’en faire qu’à ma tête, passer ma journée à agacer mes maîtres, me faire caresser et dormir au soleil pendant des heures. Solitaire, farouchement indépendant et totalement maître de son petit domaine. Je serais un Maine Coon ! Un énorme Maine Coon ! » 

N.B. Si vous vous demandez « Un Maine quoi???!! » Voici la réponse 😀 :

  • Quel talent dont vous ne disposez pas actuellement, aimeriez-vous acquérir ? Développez en quelques mots.

« J’adorerais savoir dessiner pour pouvoir illustrer mes propres textes, c’est un talent que je trouve admirable. J’ai parfois l’impression qu’un dessin me permettrait d’exprimer immédiatement ce que des pages de mots ne pourraient transmettre. J’adorerais savoir dessiner ! »

  • Parmi tous les livres que vous avez écrits, si vous ne pouviez en conserver qu’un seul, lequel choisiriez vous et pour quelle raison ?

« « Il en faut peu », l’avant-dernier. C’est un livre qui n’a eu aucun succès mais que je trouve très attachant et très sincère, sur la recherche du bonheur. Mon « best-seller » reste « La chambre d’Albert Camus », mon premier, quarante nouvelles sur quarante patients, on en vend encore un paquet en poche chaque année, depuis 2007. Je n’en reviens pas. Je ne me l’explique pas. » 

  • Quel serait l’accomplissement (personnel ou professionnel) qui vous amènerait à vous dire « Là c’est bon, je peux mourir en paix, j’ai atteint « mon but » »?

« Quelle horreur, un but ! Mais quand on se fixe un but, on meurt en arrivant, justement, ça n’a pas d’intérêt, un but, je ne suis pas chef de projet de ma Vie. Moi, j’adore les départs, les voyages, les étapes, les culs-de-sac, les demi-tours. On apprend tellement plus en avançant qu’en arrivant. »

  • Sans obligatoirement citer un nom mais en donnant au moins sa fonction, si vous pouviez donner un conseil à une personnalité célèbre qui vous irrite vraiment, quel serait-il?

« C’est une question très compliquée ! D’abord, quand une personne m’irrite, je trouve toujours ça intéressant car ça réveille en moi quelque chose que je veux soit refouler, soit oublier. Ayant moi même pu être une personnalité très clivante, j’essaie de comprendre les gens qui m’irritent car mon agacement me parle de moi…si tant est que mon orgueil accepte de le reconnaître 🙂 La vie est courte, les personnalités célèbres qui m’irritent, je change de chaîne sans me poser de questions. J’ai une maxime : si j’ai son numéro de téléphone et qu’il m’irrite, on s’en parle. Si je n’ai pas son numéro de téléphone, c’est que nous ne sommes pas assez proches pour que je me sente irrité (ou concerné) ».

  • Que donneriez-vous comme conseil(s) de manière générale à William Réjault âgé de 16 ans et pourquoi ?

« N’aie pas peur : chaque étape, même les plus injustes, même les plus difficiles, même les plus effrayantes ont toute une importance pour la suite. C’est d’une logique à toute épreuve, si tu sautes la marche 34 pour passer directement à la 35, tu reviendras toujours à la 33 tant que tu n’es pas prêt à aller plus loin. Encore et encore et encore. »

  • Pour conclure, que peut-on vous souhaiter pour la suite ? (aussi bien personnellement que professionnellement)

« Un job où je ne vois pas passer les heures, où je crée du contenu et où je fais se rencontrer des gens qui ne se seraient jamais rencontrés. Et personnellement, un peu de motivation à 7H du matin pour aller courir même quand il bruine. »

Editions Leduc

"C'est l'Histoire d'un Zèbre" de William Réjault

Voici un livre qui psychologiquement m’a fait du bien! William Réjault nous raconte ce qu’est un zèbre à travers son propre vécu. De sa vie avant la « révélation » à aujourd’hui, nous voyageons à travers une série d’anecdotes racontée sans détour avec un rythme très appréciable. J’avais l’impression qu’un ami me racontait sa vie, je réagissais parfois toute seule à voix haute « mais c’est tellement ça! », « c’est pas vrai! », « mais non! ». Chaque chapitre est conclu par un encadré « J’en retiens quoi? » qui apporte un « plus » à la partie concernée. Clin d’œil au passage sur la planification de voyage où je me suis totalement retrouvée et où j’ai pu même en tirer de petites astuces. Par ailleurs, la liste des éléments qui le dérange d’un point de vue « hypersensibilité » m’a beaucoup touchée car je me suis sentie moins seule 🙂. Un bel ouvrage qui je l’espère aura beaucoup de succès!